Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
10 Mars 2010 à 06:42:50
Accueil Aide Rechercher Identifiez-vous Inscrivez-vous
Nouvelles: Nouveau forum AZF Silence d'Etat !

+  AZF SILENCE D'ETAT - FORUM
|-+  Catégorie Générale
| |-+  Discussions Générales
| | |-+  AZF ET LES CARNETS SECRETS DE L'EX-PATRON DES RG : LE POINT A TOUT FAUX
« sujet précédent | | sujet suivant »
Pages: [1] 2 3 ... 12 Bas de page Imprimer
Auteur Fil de discussion: AZF ET LES CARNETS SECRETS DE L'EX-PATRON DES RG : LE POINT A TOUT FAUX  (Lu 13620 fois)
Marc
Néophyte
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 48


« le: 04 Décembre 2008 à 21:09:46 »

1 December 2008, 00:40
Posted by Administrator
Si l’on en croit Le Point de cette semaine, la piste islamiste ne serait qu’"une théorie fumeuse" concoctée par Yves Bertrand, l’ancien directeur des Renseignements généraux (RG), dont le magazine publie pour la deuxième fois en un mois quelques extraits de ses "carnets secrets" saisis par la justice dans la cadre de l’instruction de l’affaire Clearstream (voir http://www.lepoint.fr/actualites-politi ... 7/0/294885).

La preuve ? A l’époque, nous aurions rencontré, Anne-Marie Casteret et moi, l’"infréquentable" Yves Bertrand qui aurait pris soin de noter nos noms et numéros de téléphone dans ses fameux carnets. Comme nous n’étions que de pauvres journalistes scientifiques, naïfs et inexpérimentés, nous aurions avalé tout cru le tuyau crevé que nous aurait refilé ce spécialiste des intrigues et des coups tordus. Et voilà comment, selon Le Point, la rumeur du "prétendu kamikaze qui se serait protégé les parties génitales"avec ses "5 slips" dans le but de "monter "entier" au paradis" serait née. Voilà "comment le doute sur l’origine de l’explosion va planer sur toute l’instruction, bien que l’enquête policière ait confirmé l’hypothèse d’un accident provoqué par une erreur humaine."

Désolé de contredire Jean-Michel Decugis, Christophe Labbé, Armel Méhani et Olivia Recasens, qui se sont mis à quatre pour écrire cette fable : il ne suffit pas de recopier au propre les "carnets" d’un ancien patron des RG (que ce dernier qualifie de "brouillons", pour prétendre faire du journalisme. Ce n’est en tout cas pas comme cela que nous avons travaillé sur le dossier AZF, Anne-Marie Casteret et moi, pendant plus de trois ans.

En effet s’ils avaient lu mon livre AZF, un silence d’Etat (Le Seuil, www.azfsilencedetat.com), qu’ils ont pourtant reçu en service de presse, ils auraient appris que la thèse accidentelle mise en avant par la justice est dénuée de tout fondement scientifique et sera rapidement balayée lors du procès en février prochain. Un simple coup de fil leur aurait également évité de raconter d’autres sottises.

D’abord, la piste islamiste n’a pas été "orchestrée" par Bertrand. Elle émane, du reste en partie, d’une équipe de policiers des RG de Toulouse à qui le SRPJ de la même ville a demandé de faire une enquête dès le 21 septembre 2001, jour de l’explosion. "Nous avons pu travailler parce que personne ne s’intéressait nous" m’a confié, deux ans plus tard, l’un de ces enquêteurs dont j’ai rapporté les propos dans mon livre. "Personne": c’est-à-dire leur hiérarchie (dont faisait partie Yves Bertrand) qui leur demandera d'alleurs de cesser leurs investigations sur le champ lorsqu’ils remettront leur fameuse note blanche du 03 octobre 2001, accréditant la piste islamiste.

Je peux également affirmer que Bertrand n’est pour rien dans la fuite de ce document vers la presse et, en tout cas, vers Le Figaro, journal auquel je collabore, qui se l’est procuré par un tout autre canal. La vérité est que Bertrand a été surpris, comme tous les responsables policiers de l’époque, par le contenu explosif (sans mauvais jeu de mots) de ladit note. Et comme le font tous les RG, il a du chercher par la suite, à contacter les journalistes qui étaient au parfum non pas tant pour les « informer » que pour s’enquérir de ce qu’ils savaient sur le dossier. Et pouvoir ainsi être averti d’éventuelles publications.

En y réfléchissant un peu, mes confrères auraient pu aussi se demander comment l’ombre de l’ex-patron des RG aurait pu planer à la fois sur la morgue de l’hôpital Purpan de Toulouse, où une médecin légiste (forcément sous son influence) a découvert la curieuse tenue de Hassan J, et autour du hangar 221 où des chauffeurs de camion (eux aussi sous influence) ont été témoins du comportement agressif et des menaces proférées par J. le matin de l’explosion ? Sans oublier François, le courageux policier du SRPJ de Toulouse, qui a vainement essayé avec son « équipe du 1% » d’enquêter sur cette piste criminelle. Vraiment trop fort, ce Bertrand !

Surtout comment, l’ex-patron des RG, qu’ils accusent d’avoir appartenu à un "cabinet noir" entièrement dévoué à Jacques Chirac, aurait-il pu intriguer pour faire émerger une thèse islamiste allant à l’encontre des déclarations de l’ancien président qui a immédiatement et publiquement privilégié la thèse accidentelle ?

Mais il y a plus grave : en mettant l’hypothèse terroriste d’AZF sur le même plan que toutes "les intoxications orchestrées", selon eux par Bertrand, comme le "non-suicide de Pierre Bérégovoy" ou "la fausse prise d’otages de la maternelle de Neuilly", Le Point fait ni plus ni moins un amalgame facile et dévastateur. Comment faire de l’investigation journalistique aujourd’hui quand toute tentative de démasquer les mensonges officiels, à partir de faits précis dûment recoupés, vous expose à être soupçonnés, par vos confrères eux-mêmes, de faire de la "complotite"?

D’ailleurs se sont-ils eux-mêmes posé la question : puisqu’à les lire tout n’est que rumeurs et complots ourdis par d’obscurs cabinets noirs, par qui sont-ils manipulés dans cette affaire de "carnets secrets"?

Marc Mennessier
Journalisée
emilie
Membre Complet
***
Hors ligne Hors ligne

Messages: 136


« Répondre #1 le: 05 Décembre 2008 à 00:22:01 »

Effectivement , l'article du Point est l'illustration du ' n'importe quoi' publié par certains journalistes sur l'affaire AZF et sur d'autres aussi ...
Ménessier rectifie les choses, mais il est encore en dessous de la vérité.
Quand les journalistes du Point écrivent : "On devine encore la patte de Bertrand dans la théorie fumeuse de l'attentat islamiste " , on se demande vraiment où ils sont allés décrocher pareille élucubration.

D'abord, les RG n'ont pas attendu le 21 Septembre pour mettre en garde les autorités publiques contre le risque d'attentat. Ils ont publié une note dans ce sens dès le 3 Juillet à la suite de l'arrestation de Bensakhria , soit trois mois avant AZF. Cette note aurait  due   être versée au dossier d'instruction par les RG. Cela n'a pas été fait et il ne faut plus compter sur le Point pour la publier ...

Ensuite , la cible de l'attentat  à venir , la ville de Toulouse, était révélée dès le 28 Juillet par le journaliste Alexandre Martin dans l'hebdomadaire NH. Les RG ne sont peut-être pas étrangers à cette révélation, allez savoir ... mais d'après l'auteur de l'article il s'agirait plutôt des RG espagnols. Le Point a peut-être confondu ...

Enfin, les RG toulousains avaient établi bien avant le 21 Septembre l'organigramme de la cellule islamique de Toulouse. C'est ce document qu'évoque Ménessier, document qui a d'ailleurs circulé à une époque sur le Net, mais les journalistes du Point ne sont pas au courant de ces histoires 'fumeuses' d'islamistes....

Comme le dit fort justement Ménessier, à la suite (entre autres ?) des instructions de Chirac à son arrivée à Toulouse ( " Je ne veux pas entendre parler d'attentat "), les RG ont reçu , comme les autres, l'instruction de ne pas travailler sur la piste de l'attentat.

Alors comme nous sommes ici sur un site public , je ne vais pas exposer ici les méthodes, qui auraient pu être utilisées pour convaincre les récalcitrants ...
Journalisée
Marc
Néophyte
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 48


« Répondre #2 le: 13 Décembre 2008 à 17:02:55 »

Ci-dessous le mail que vient de m'adresser Jean-Michel Decugis, journaliste au Point, et que je publie sur ce forum à sa demande expresse


Cher Monsieur,


 J’ai sous les yeux la note des RG de cinq pages à laquelle j’ai fait allusion dans le mail que je vous ai adressé à titre privé et que vous avez cru bon devoir publier sur votre blog. J’écrivais évoquant les notes des RG dont vos écrits sur l’explosion de l’usine AZF se sont largement inspirés  qu’il s’agissait de  “Cinq pages non “datées, non, signées et comme souvent bourrées d’erreurs”.  En fait ces 5 pages sont datés du 3 octobre – cette date amène d’ailleurs de l’eau à notre moulin –mais en aucun cas ne sont  “sourcées, comme vous le prétendez.  Aucun nom, ni service ne figurent sur cette note. 
 Je tiens à votre disposition cette note qui figure comme vous le savez dans le dossier d’instruction. Celle-ci vous a d’ailleurs permis d’être relaxé par le tribunal correctionnel du chef de propagation de fausses nouvelles au motif notamment que “l’origine du document pouvait garantir une certaine crédibilité”. 
 Je vous demande de bien vouloir faire part à vos lecteurs de ces précisions. 

 JMD
« Dernière édition: 13 Décembre 2008 à 17:14:01 par Marc » Journalisée
Marc
Néophyte
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 48


« Répondre #3 le: 13 Décembre 2008 à 17:11:28 »

Jean-Michel,

D'abord ta persistance à me vouvoyer et à m'appeler "Monsieur" frise le ridicule mais c'est ton problème.

Ensuite, ce que tu dis de ce document, que j’ai eu entre les mains en octobre 2001 (merci quand même pour ta proposition de le tenir à ma disposition !) mais que tu sembles seulement découvrir aujourd’hui, prête vraiment à sourire. Il n'est évidemment ni "sourcé" ni "signé" puisqu'il s'agit d'une note blanche !

En revanche, j'ai pris le temps d'aller vérifier plusieurs des informations essentielles qu’il contenait. D’abord, je me suis rendu chez les gendarmes d'Agen (ce que n'avait pas encore fait la PJ...) pour m’assurer de la réalité du contrôle autoroutier et vu de mes yeux le PV envoyé par ces mêmes gendarmes aux RG d’Agen où figurent les noms des cinq fondamentalistes musulmans contrôlés au péage autoroutier de Valence d’Agen, une heure seulement après l’explosion, avec la lunette arrière d’une des voitures brisée. J'ai même eu la chance, en me rendant sur place de me faire confirmer tout ça par un témoin direct de la scène.
J'ai également vérifié l'affaire du cambriolage du local de la mairie, situé près de l'usine et rencontré, avec Anne-Marie Casteret, une personne, à l'époque très bien implantée dans la communauté musulmane de Toulouse qui nous a certifié le recrutement d'Hassan J. dans le groupe de Mohammed R. vers le début de l'année 2001.
En outre, si tu as lu mon livre "AZF Un silence d'Etat" (ce que manifestement tu n'as toujours pas fait...) tu aurais appris que la propre soeur de Hassan J. a révélé à des officiers de la PJ de Toulouse, le 26 septembre 2001, que son frère "fréquentait les islamistes" avant de changer totalement de discours quelques jours plus tard lorsqu'elle sera auditionnée par un autre policier, manifestement chargé de remettre l'enquête sur les "bons rails".
Enfin, sache que j’ai appris l’existence de Hassan J., « l’homme aux cinq slips », à Toulouse, fin septembre 2001, par une source indépendante de Yves Bertrand, dont j’ignorais à l’époque et le nom et l’existence. Par ailleurs j’ai rencontré, à peu près au même moment, dans un café à Toulouse, les camionneurs qui avaient eu maille à partir avec Hassan J. le matin de l’explosion et dans les jours qui ont précédé l’explosion. Ni eux, ni la médecin légiste qui a autopsié J. et encore moins les officiers de la PJ n’étaient des agents d’Yves Bertrand chargés d’ « intoxiquer des journalistes », comme je l’ai lu il y a une semaine dans le Journal du Dimanche.
Bref, bien que je ne sois "que" journaliste scientifique et pas un « investigateur » patenté comme toi, (trop ?) bien introduit dans les arcanes de la maison Poulagat, je pense honnêtement avoir fait, en compagnie d’Anne-Marie Casteret, un véritable travail d'enquête qui me permet d'affirmer aujourd'hui que la note blanche du 03 /10 /2001 était parfaitement « sourcée ». Les RG ne font pas que colporter des ragots. En l’occurrence, dans cette bien triste affaire AZF, ce n’était pas le cas. Le tribunal était donc parfaitement fondé à se baser sur la « crédibilité » de leur note blanche pour me relaxer de l'accusation de diffusion de fausses nouvelles, comme tu le soulignes dans ton mail.
Ensuite, je ne vois pas en quoi cette date du 03 octobre 2001 "amène de l'eau à ton moulin". La vérité, c'est que loin d'être une rumeur, la piste islamiste a été creusée dès le départ, et le plus sérieusement du monde, par une équipe de la PJ de Toulouse (la fameuse équipe du "1%") d’une part, et, d’autre part, de manière indépendante, par une équipe des RG de Toulouse qui rendra les conclusions de son enquête très documentée sous la forme de ce blanc, transmis à Paris, à la DCRG, le 3/10/2001, comme le veut la procédure interne à ce service. C'est là, je suppose, que Bertrand apprendra l'existence de "l'homme aux cinq slips" et notera tout ça sur son carnet, si je m’en réfère à ce que tu as publié dans Le Point, le 27 novembre dernier, avec tes trois collègues. Rien de plus rien de moins.
Sans vouloir prendre sa défense, la vérité oblige à dire, que l’ancien directeur des RG n'a en aucun cas été à l'origine de ce travail d'enquête, comme tu l'affirmes sans avoir pris la peine de le vérifier avant de le publier dans Le Point. Je pense au contraire qu'il a tout fait par la suite pour l'étouffer et en atténuer les répercussions. L'équipe des RG de Toulouse a été immédiatement sommée de cesser ses recherches tandis que les responsables de ce service se sont répandus dans la presse locale et nationale pour les désavouer, en déclarant que la piste J. , ne menait à rien.
En outre, comme j’ai voulu l’écrire sur le site Internet du Point (mais ce passage a été curieusement occulté…), si Bertrand faisait partie d'un cabinet noir tout dévoué à Chirac, on voit mal pourquoi il se serait activé dans l’ombre pour faire émerger une thèse contraire à celle défendue par le locataire de l’Elysée. Je te rappelle que Chirac et Jospin ont privilégié la thèse de l’accident, sans disposer du moindre indice, dès le 21 septembre après midi, soit trois jours avant que le procureur n’en rajoute avec son fameux « 99% ».
Bref, je persiste à penser que vous avez procédé toi et tes collègues à un amalgame hâtif et erroné en mettant sur le même plan les coups tordus que vous imputez à Bertrand (faux suicide de Bérégovoy, fausse arrestation de Colonna, fausse prise d’otages à la maternelle de Neuilly) et l'hypothèse terroriste d'AZF. Tout comme d’ailleurs Guy Birenbaum qui consacre, dans son livre « Le Cabinet Noir » (éd. Les Arènes) que je viens de lire, quatre malheureuses lignes à AZF : « Que penser des efforts de Bertrand en 2001, pour parvenir à stimuler dans les médias la thèse de l’attentat islamiste dans l’explosion AZF, à Toulouse ? On lut à ce propos bien des enquêtes bigrement « documentées ». Même chose pour Daniel Schneidermann sur son site Internet. A croire que vous vous recopiez tous les uns les autres sans prendre la peine de vérifier quoi que ce soit... Le jour où j’aurai besoin de leçons de journalisme, je pense que je ferai appel à d’autres professeurs !

MM
Journalisée
emilie
Membre Complet
***
Hors ligne Hors ligne

Messages: 136


« Répondre #4 le: 14 Décembre 2008 à 10:37:04 »

Donc pour résumer, dans un contexte de sombres réglements de comptes politiques, le Point demande à Jean Michel Decugis d'écrire un pamphlet visant l'ancien directeur des renseignements généraux, Yves Bertrand.
Decugis, accuse alors les RG d'avoir ourdi tout un tas d'obscurs complots histoire de bien charger la mule Yves Bertrand.
Parmi ces obscurs complots, Yves Bertrand aurait inventé une histoire d'attentat à Toulouse alors que la police aurait démontré que l'explosion d'AZF n'était qu'un banal accident industriel. Notez que là , le lecteur du point commence à être un peu perdu parce qu'Yves Bertrand c'est les RG, mais les RG c'est aussi la police. Alors la preuve du complot selon Decugis, c'est parce qu'il existe une note sur laquelle ne figure ni nom ni service. Notez que là le lecteur du point doit logiquement déduire que s'il n'y a ni nom ni service c'est parce qu'il y a complot et que l'on peut ainsi inverser, et  l'effet et la cause.

Pour résumer en un seul mot, cette histoire c'est du vent ....
Decugis écrit exclusivement  pour plaire à  son patron et  il s'aventure sur un terrain , AZF, qu'il ne connaît pas sans avoir ne serait-ce qu'effleuré l'étude du  sujet. Son article, c'est de la littérature de propagande et son avis sur AZF  a autant d'intérêt que celui du premier pilier de bar à droite en rentrant.
Journalisée
bill
Néophyte
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 1


« Répondre #5 le: 14 Décembre 2008 à 19:28:32 »

Bonjour monsieur menessier,
Avez vous oui ou non rencontré Yves Bertrand? Votre nom et celui Anne-Marie figurent-ils dans ces fameux carnets? Je penses qu'une position claire de votre part crédibiliserait solidement vos réponses au Point et à Birembaum.
Merci Bill
Journalisée
gresillaud
Membre Complet
***
Hors ligne Hors ligne

Messages: 103


« Répondre #6 le: 14 Décembre 2008 à 22:05:25 »

Marc,

Les RG de Toulouse semblent avoir effectivement travaillé sur un minimum de "matière"... mais question rapport, ce qui a été fourni à la justice est vraiment très maigre et ressemble vraiment à un ragot de bistrot. Ce n'est qu'un cumul d'almalgames non justifiés, d'associations de noms avec parfois même des erreurs de prénom, des déductions tirée par les cheveux du genre "ils viennent du même quartier d'Afrique du Nord, tel mulsuman supposé intégriste est venu à l'enterrement de HJ etc.... Aucun élément direct lié à une queconque possibilité d'attentat sur le site d'AZF n'a pu être fourni.

La vidéo héliportée de la gendarmerie de 13H45 fournit un élément clé jamais étudié : une très grande trace au sol évasée provenant de la zone Ouest du cratère et orientée tout droit vers la voiture de ce fameux HJ stationné de l'autre côté du bâtiment RCU placé au Nord-Ouest du Cratère.
Pourquoi le seul détail technique qui pouvait justifier un intérêt sur la piste terroriste a-t-il été complètement éludé par ces RG ? Et surtout pourquoi tous ceux qui parmi la CEI de Grande Paroisse, l'avocat de Total etc... qui soutenaient largement cette piste terroriste, n'ont ils surtout pas voulu étudier cette vidéo qui présente énormement de détails intéressant et qui est officiellement au dossier depuis 2004 (scellé JPB 323) ?
Et vous, Marc, qu'en pensez-vous, qu'avez vous fait de cette info depuis sa diffusion ?

Tout ce qui concerne le local de la Mairie au Sud d'AZF présente aucun élément abondant vers une piste terroriste sérieuse... les quelques éléments trouvés dans ce local n'avaient absolument rien d'exceptionnel. En revanche c'est bien M. employé d'un établissement voisin, méchamment et injustement dénigré par les RG, qui a fourni dès 7H du matin au téléphone un témoignage sur un événement passé à 3h du matin qui pourrait être en relation avec d'autres événements survenus dans la nuit du 20 au 21 sur le site de la SNPE. Une plainte à ce sujet (mort à 4H37 d'un inconnu trouvé sur le site de la SNPE par les employés de la nuit et dissimulation de son cadavre par un urgentiste qui a obéi à un ordre venant de personnes en relation avec la direction de la SNPE) été déposée au SPRJ de Montpellier cet été et a été transmise à Toulouse le 3 nov 2008. Elle attends toujours une suite... pour l'instant c'est silence total du procureur de Toulouse.
Le témoignage de M. n'a pas été étudié alors qu'il mentionne avoir vu un groupe d'homme avec des torches à 3h du matin dans les environs de ce local de la mairie. Rien n'a été étudié pour savoir comment étaient ces hommes, où ils ont été exactement aperçu, où ils allaient, quel type de torches ils avaient, quels types de pas ils ont pu laisser etc...

Le fait que le des journaux nationaux aient pu largement divulgué cette piste terroriste sur la base des quelques éléments balancés par les RG, sur la base de détails étonnants repérés plusieurs heures après la catastrophe mais ne fournissant aucune explication convaincante, montre que les RG de Toulouse n'ont pas eu d'obstacle majeur pour avancer cette piste. En revanche rien sur la surprenante vidéo de la gendarmerie qui pouvait faire le premier rapprochement avec un événement anormal survenu juste avant l'explosion du cratère dans le secteur du hangar 221.

Enfin, j'aimarais aussi avoir l'avis du journaliste scientifique sur les 4 chapitres que j'ai développés sur mon site www.azf-10h18.com (EPICENTRE, OMP, CEA-DAM, SISMO-04) et montrant les énormes abérations, mensonges, contradictions des intervenants sur le volet sismique. Le journaliste scientifique que vous êtes a-t-il vérifié la théorie du "bang sismique" avancée pour expliquer la double explosion, première mondiale dans son genre ? a-t-il vérifié si une magnitude de 3.4 pouvait correspondre à un tel cratère dans un milieu alluvionnaire ? A-t-il vu que quasiment 99% des données sismiques des plus précises (CEA Militaire) étaient non fournies ?
Si vous acceptez de prendre un minimum de temps je suis prêt à vous détaillez et à vous expliquez les articulations et les raisons de toutes les malversations du volet sismique et aussi à écoutez et étudiez la moindre de vos observations technique la-dessus. Je suis consterné par la bêtise ou la naiveté de nombre de journalistes devant le simple fait que pour un tel événement sismique artificiel il y ait autant de rétention d'informations et d'absence d'études alors que la moindre des centrales nucléaires se devait de fournir une datation sismique pour ne pas laisser supposer à d'autres pays que les systèmes anti-sismiques nucélaires étaient inopérants le 21 septembre 2001.
Aucune démarche de votre part la dessus ?! Et que dire aussi de l'effacement partiel de 9 sismogrammes sur 18 par le Réseau National de Surveillance Sismique pour cet événement du 21 septembre 2001 !

Concernant les carnets, je pense aussi que Yves Bretrand a suivi avec retard les avancés de cette piste et que les derniers brouillons sur l'affaire AZF ne démontrent absolument rien si ce n'est une possible préoccupation des Chiraquiens vis à vis de cette piste terroriste au sein d'AZF.
Mais les RG de Toulouse ne sont pas non plus des gentils enquêteurs qui auarient été stoppés dans leurs élans par un pouvoir supérieur... bidons que tout cela ! Si cela avait été le cas, aucun groupe de Presse n'aurait publié la moindre info la dessus et vos travaux seraient restés complètement inconnus du public, tout comme la vidéo de la gendarmerie. Les RG ont pu en revanche rassembler en toute urgence des éléments pour donner une toute autre couleur à des éléments qu'il ne fallait surtout pas approfondir (cf vidéo de la gendarmerie, événements électriques précurseurs à EDF et à la SNPE, des centaines de témoignages contredisant la version officielle etc...).

Votre livre et vos sources m'ont cependant convaincu que la piste terroriste touchant HJ n'était pas une fumée sans feu et qu'il existe bien la possibilité d'un sabotage très étudié touchant un autre événement prévu au-dessus du pôle chimique. De ce côté, il faut encore espérer des avancées... elles ont des chances de venir de l'étranger !

*** message modifié le 19-12-2008 par le modérateur du forum ***









« Dernière édition: 19 Décembre 2008 à 11:39:47 par adminforum » Journalisée
Marc
Néophyte
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 48


« Répondre #7 le: 14 Décembre 2008 à 22:47:05 »

Désolé de vous décevoir mais je ne donne jamais de renseignements sur mes contacts et mes sources quels qu'ils soient. A fortiori sur un forum public ! C'est un principe de déontologie mais aussi d'efficacité journalistique : comment voulez-vous que des gens puissent ensuite me faire confiance si je me prête à ce jeu ?

Pour ce qui est des carnets, je ne les ai jamais vus, il m'est donc difficile de répondre. Le mieux pour vous serait de demander directement à Jean-Michel Decugis et à ses confrères du Point.

Enfin je ne vois pas en quoi "une réponse claire de ma part crédibiliserait" ma position. Yves Bertrand n'a pas été à l'origine des investigations sur la piste terroriste, comme l'insinue lourdement le Point dans son édition du 27 novembre. Je pense avoir donné, dans mon précédent message et dans celui du 1er décembre, suffisamment d'éléments pour vous en convaincre. Du coup, je ne vois pas l'intérêt pour vous de savoir si je l'ai rencontré ou non...
MM
Journalisée
Marc
Néophyte
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 48


« Répondre #8 le: 14 Décembre 2008 à 23:32:47 »

C'est bien la peine que je mette des pseudos partout dans mon livre si quelques mois plus tard vous révélez sur mon propre site, les noms de personnes dont je me suis efforcé de protéger l'identité !
Je vous saurai donc gré de modifier votre précédent message dans ce sens.
Je risque en effet des poursuites judicaires de la part de la personne que vous citez.
En vous remerciant par avance.
MM
« Dernière édition: 15 Décembre 2008 à 00:14:25 par Marc » Journalisée
Marc
Néophyte
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 48


« Répondre #9 le: 15 Décembre 2008 à 15:11:58 »

Ci-joint un nouveau mail que vient de m'adresser Jean-Michel Decugis, journaliste au Point.

Monsieur,

Contrairement à ce que vous écrivez la note des RG du 3 octobre 2001 qui accrédite la thèse de l’attentat n’est pas sourcée. En effet on ne sait par quel policier et quel service celle-ci a été rédigée. Ceci a une grande importance, vous comprendrez bientôt pourquoi...
Bien à vous
JMD
Journalisée
Marc
Néophyte
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 48


« Répondre #10 le: 15 Décembre 2008 à 15:16:31 »

Ma réponse au précédent mail de Jean-Michel Decugis,

Bonjour,

Il se trouve que je connais le nom du rédacteur de cette « note blanche ». Dont le fichier informatique a par ailleurs été détruit sitôt après, comme je l’écris dans mon livre (qu’il faudrait vraiment que tu lises…). Ce qui, à l’époque, a beaucoup étonné le policier des RG toulousains qui m’a révélé ce détail en me confiant que c’est la première fois qu’il voyait ça dans toute sa carrière.

J’attends donc avec impatience les informations que tu t’apprêtes, je présume, à publier. En espérant qu’elles ne seront pas aussi fantaisistes que les précédentes ! Ensuite, il me semble qu’on ne s’entend pas sur le sens du mot « sourcé ». Pour moi cette note est sourcée dans la mesure où elle s’appuie sur un PV de gendarmerie, un PV de police (à propos du cambriolage du local de la mairie), sur des témoignages dignes de foi et sur une enquête de terrain.

Cordialement

MM

« Dernière édition: 17 Décembre 2008 à 00:04:11 par Marc » Journalisée
gresillaud
Membre Complet
***
Hors ligne Hors ligne

Messages: 103


« Répondre #11 le: 16 Décembre 2008 à 10:44:09 »

Dans ce qui a été communiqué dans le dossier judiciaire, les notes des RG du 3 octobre 2001 émane des RG de Toulouse et effectivement aucun nom n'a été fourni. Apriori, on peut supposer que le directeur régional des RG de Toulouse en 2001 a cautionné cette note blanche largement médiatisée. Il s'agit de M. Joël Bouchité (cf http://www.ladepeche.fr/article/2006/04/27/57180-Joel-Bouchite-nouveau-patron-des-RG.html) qui a connu jusqu'en 2007 une belle ascencion nationale... on n'a peut-être embêté informatiquement le rédacteur direct des notes blanches que vous avez contacté Marc, mais apparemment son patron de l'époque ne semble pas avoir été très gêné par cet épisode.
Ne se sourcer que pratiquement uniquement sur ces RG de Toulouse pour accuser de terrorisme des gens qui ont tout de même réussi à se défendre dans les mois qui ont suivi, c'est vraiment léger... c'est exactement de la veine journalistique que les dernières manipulation de Mme Alliot-Marie  à Tarnac pour médiatiser la prise de faux-coupables histoire de protéger l'ancien Ministre de l'Intérieur de la remontée d'un très mauvais souvenir qui s'appelle Groupe AZF des voies ferrées.
Il est dommage que ces faiblesses donnent de l'eau au moulin de ceux qui attendent des journalistes le moins de travail scientifique possible sur une affaire qui transpire de données techniques à exploiter ! Heureusement qu'une grosse partie de votre livre a été consacrée à toute la mascarade judiciaire sur la piste chimique que vous avez très bien décrite et qui pourra servir de canevas au procès.
Mais tant que la thèse de l'attentat est la seule alternative à cette version officielle scientifiquement ridicule, vous laissez sous-entendre qu'aucune autre donnée technique ne peut ouvrir des pistes très concrètes pour expliquer l'ensemble des événements. Et en cela, même si vous pouvez rassurer les salariés d'AZF sur des choses étranges qu'ils ont bien perçus, même si vous leur donnez un scénario un peu plus crédible que la thèse officielle en prenant le risque de poursuivre vos accusations de terrorisme contre des gens innocents que vous ne nommez pas mais que tout le monde sait identifier, il serait urgent de fournir des éléments techniques direct permettant d'étayer vos soupçons et surtout permettant d'expliquer tout ce qui est en contradiction avec cette thèse terroriste.
Journalisée
emilie
Membre Complet
***
Hors ligne Hors ligne

Messages: 136


« Répondre #12 le: 16 Décembre 2008 à 13:29:30 »

Donc si l'on suit les élucubrations du point , les RG toulousains étaient à n'en pas douter des gribouilles maladroits évitant de signer des notes de crainte que leur incompétence ne soit étalée. Alors , il faudrait que le point nous explique comment et pourquoi le patron de ces incompétents, Joël Bouchité, a bénéficié peu après d'une magnifique promotion (http://www.ladepeche.fr/article/2006/04/27/57180-Joel-Bouchite-nouveau-patron-des-RG.html)
Journalisée
Marc
Néophyte
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 48


« Répondre #13 le: 17 Décembre 2008 à 00:32:25 »

Ma réponse au message de "Grésillaud du 16 décembre"

Cher Grésillaud

Non seulement je ne me suis "pas sourcé pratiquement uniquement sur les RG de Toulouse" comme vous l'écrivez mais je n'ai jamais "accusé" personne de terrorisme ! Où avez-vous vu ça ? Citez moi un seul passage de mes articles ou de mon livre dans lequel j'accuse quiconque d'avoir commis un attentat. Vous avez une façon d'interpréter les choses dans le sens qui vous arrange que je trouve limite...
Pour faire court, car je pense que c'est clair à peu près pour tout le monde, j'ai mis en avant dans mes écrits un certain nombres de faits et d'indices troublants concernant notamment Hassan J. qui ont très vite amené certains policiers de la PJ (donc rien à voir avec la fameuse note blanche !) et des RG de Toulouse à investiguer cette piste jusqu'à ce que leurs hiérarchies respectives leur intiment l'ordre d'arrêter. Aujourd'hui, plus de sept ans après les faits, on est là. Rien ne permet d'"accuser" formellement Hassan J. d'avoir fait explosé l'usine (et je me suis toujours bien gardé de le faire !) mais rien ne permet de l'innocenter non plus. Le scandale c'est que l'enquête judiciaire, tronquée dès le départ, ne permet plus de faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre faute d'éléments matériels indiscutables.
Comparer ma démarche à celle de MAM est totalement déplacé.
Essayez je vous en prie de vous en tenir aux faits, sinon ce débat risque de mener tout simplement à rien.
Cordialement
MM

PS : au fait vous n'avez toujours pas occulté le nom de la personne que vous citez dans votre précédent message ainsi que le nom de l'établissement dans lequel il travaille (j'avais oublié de vous le demander l'autre fois). Merci de le faire sans tarder.
Journalisée
gresillaud
Membre Complet
***
Hors ligne Hors ligne

Messages: 103


« Répondre #14 le: 17 Décembre 2008 à 15:19:27 »

Enumérer un nombre de faits bizarres concernant une personne sans effectivement l'accuser d'un acte terroriste ou malveillant ne vous dispense pas d'évaluer la pertinence des associations de ces faits et surtout la rigueur de cette association.
Les faits que vous avez mentionnés contre HJ ne laisse aucun indice permettant d'établir le moindre lien avec la cause de l'explosion. Des comportements étranges de personnes ne constituent pas de preuves, ni même d'indice. Il faut effectivement aller plus loin dans l'enquête mais le refus de la justice d'aller plus loin ne signifie pas que HJ avait un lien direct avec cette catastrophe. Ce n'est qu'en faisant l'hypothèse qu'il est un terroriste au service d'Al Qaida qu'on peut relier ces quelques morceaux de puzzle... et le manque de pertinence de l'énumération de vos faits justement laisse place à cette seule hypothèse que nombre de salariés d'AZF ont d'ailleurs largement pris comme la plus pertinente.
Avec une telle énumération de faits et une telle méthode de raisonnement je peux sans problème faire pareil avec Laurent Fabuis et laisser sous entendre qu'il avait encore plus de chance vue ses déplacements dans la journée du 21-9-2001, ses mensonges sur son emploi-du temps et aussi sa volonté de ne surtout pas témoigné devant la commission d'enquête parlementaire d'être l'auteur de l'attentat terroriste.
Vous avez toujours affirmé que la seule explication scientifique possible de l'explosion du tas d'ammonitrate est la présence d'un explosif... et c'est aussi cela que je reproche au journaliste scientifique que vous êtes devant vos lecteurs. La présence d'une source d'énergie brutale et forte.. oui mais cela ne veut pas dire forcément un explosif et un objet qu'on a volontairement placé là pour l'explosion.
La démarche envers M. l'employé d'un établissement situé au sud d'AZF, que vous avez aussi utilisée dans votre livre, en reprenant finalement uniquement la source des RG, est encore plus dégueulasse vis à vis de cet homme que via à vis de HJ qui a effectivement présenté un comportement étrange dans la matinée. Aucun fait troublant ne pouvait lui être attribué à cet employé qui a de plus signalé dès 7 h du matin des faits qui concernait le secteur sud d'AZF. Comment avoir laissé cette seule source des RG pourrir l'honneur de cet homme en le mentionnant dans ce livre !
Grâce à d'autres témoins que j'ai rencontrés au cours de mes recherches, c'est justement son  témoignage qui pourrait faire avancer une explication sur des faits qui ont concerné a SNPE dans la nuit du 20 au 21 Septembre 2001.
Alors essayez au moins de vous rendre compte de la portée de vos mots concernant HJ et d'autres personnes linchés par les RG lorsqu'ils sont publiés.
Je serai ravi de voir dans un prochain livre de votre part l'intégration des nouveaux faits extrêmement troubant sur la position de la voiture de HJ et la grande trace évasée dirigée depuis la zone du cratère sur elle et filmée par la gendarmerie 3 h après la cata.
Pour ce qui concerne le nom à censurer... je ne peux que vous conseiller de prendre contact avec moi pour que je vous explique pourquoi votre site ne craint absolument rien de ce côté.
En revanche le nom de HJ est effectivement un peu trop facilement écrit par Emilie dans ses messages.

*** message modifié par le modératuer du forum le 19-12-2008 ***
« Dernière édition: 19 Décembre 2008 à 11:42:53 par adminforum » Journalisée
Pages: [1] 2 3 ... 12 Haut de page Imprimer 
« sujet précédent | | sujet suivant »
Aller à:  


Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.7 | SMF © 2006-2008, Simple Machines LLC XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !